L’observation territoriale connait actuellement un fort développement à l’échelle locale avec la diffusion des technologies de l’information et de la communication, en particulier la géolocalisation et la géomatique.

Les observatoires territoriaux sont des dispositifs qui ont une activité régulière de collecte de données qu’ils transforment, qu’ils documentent et qu’ils publient sous la forme d’indicateurs.
L’observation territoriale est une activité très ancienne, liée avec l’exercice du pouvoir dès son origine. Encore essentiellement développée aux niveaux internationaux et nationaux dans les années 50 et 60, elle s’est progressivement rapprochée du niveau local, «le plus proches des populations» (Déclaration de Rio, 1992). Depuis les années 90, elle réponds en Europe à la volonté des «acteurs» d’être parties prenantes de l’élaboration, de la gestion et de l’évaluation de projets concertés, ce qui implique la maîtrise d’informations sur les principales caractéristiques du territoire et de sa communauté. Selon un récent sondage Harris publié en janvier 2013 « Plus de huit Français sur dix (83%) estiment qu’il faudrait donner plus de pouvoir aux citoyens pour améliorer le fonctionnement de la démocratie ».
Après le réseau INTI, Acokima s’efforce de faire évoluer l’observation territoriale vers un moyen d’information pour la participation citoyenne plutôt que rester seulement une aide à la décision des politiques et des experts. Dans la société de la connaissance, où l’on met l’accent sur les capacités humaines, les observatoires territoriaux doivent satisfaire les attentes individuelles et collectives en matière de connaissance et de compréhension d’objets complexes comme le territoire ou les jeux des acteurs.
Acokima développe les observatoires comme outils des partenariats, locaux et multisectoriels, qui doivent permettre :
  • De partager, mutualiser et croiser des données provenant de sources multiples et concernant des thématiques, des secteurs et des échelles extrêmement divers,
  • De proposer aux partenariats d’acteurs des espaces coopératifs pour l’analyse des données, la mobilisation des connaissances, la définition de projets pertinents et l’évaluation de l’efficacité et de l’impact des actions.
  • D’informer massivement la communauté et de permettre à chacun de participer.
L’information locale est appréciée par les décideurs, par les services administratifs, par les acteurs pour prendre des décisions, pour les mettre en œuvre et pour observer leur impact en suivant l’évolution d’indicateurs. Les acteurs savent qu’elle est indispensable pour argumenter les projets qu’ils déposent auprès de bailleurs de plus en plus exigeants dans un climat de forte concurrence. Elle est également utile pour la gestion, l’évaluation et la rationalisation des actions. Les citoyens s’en servent de plus plus fréquemment dans leur activité professionnelle, mais aussi pour prendre des décisions individuelles, dans leurs loisirs et pour leurs revendications.
Acokima développe des solutions face aux enjeux actuels de l’observation territoriale à l’échelle locale :
  • Le plus importante est le manque d’information publique disponible au niveau infra communal.
  • Contradictoirement nous sommes confronté à une masse d’informations.
  • On trouve ensuite peu d’indicateurs sociaux et environnementaux cohérents avec le développement durable.
  • Les disparités entre les secteurs d’activité des découpages spatiaux et des actualisations dans le temps compliquent la représentation cartographique
  • L’information locale manque encore de transparence
Bien que de nombreux indicateurs soient élaborés à partir de données individuelles (personnes, ménages, entreprises), la plupart des observatoires qui fournissent des indicateurs publics ne publient pas d’information statistique en dessous du niveau de la commune. Les données individuelles peuvent même avoir fait l’objet d’agrégations intermédiaires à des niveaux plus fins que la commune, mais elles ne sont publiées au mieux qu’au niveau communal. Il faut souvent solliciter les instituts statistiques pour obtenir de l’information plus fine et, même si il agit d’informations publiques.
De manière contradictoire avec ce manque, le nombre croissant d’informations disponibles est un défi par rapport à la capacité humaine de mémorisation et de confrontation de données. Cela oblige souvent les décideurs à s’entourer de nombreux experts en nombre d’autant plus important que le territoire est vaste et complexe. La capacité individuelle et collective de s’adapter à notre environnement, qui caractérise l’intelligence, diminue.
Une autre difficulté, plus générale est le déséquilibre entre les indicateurs économiques, sociaux et environnementaux dans une perspective de développement durable et, à fortiori, de transition socio-écologique. Même l’économie sociale et solidaire manque d’indicateurs pour établir sa plus-value sociale et environnementale en termes de pertinence et d’impact, alors que les entreprises justifient leur compétitivité en déplaçant les coûts sociaux et environnementaux sur les collectivités publiques et territoriales.
Une autre difficulté est la diversité des zonages proposés en raison de la forte sectorisation des institutions. Bassins d’emploi, espaces sociaux, grands quartiers, zones d’habitat… souvent autant de découpages que de secteurs pour un même petit territoire. A cela s’ajoutent souvent les disparités dans les rythmes d’actualisation qui compliquent les comparaisons ou les mettent en défaut
Malgré les moyens d’information dont nous disposons à présent, l’information locale manque encore de transparence et l’accessibilité à l’information reste faible pour des non spécialistes, faute de méta données explicites. Nous développons les open data pour améliorer cette situation.
Nous développons des solutions économiques de représentation cartographique des données qui constitue un enjeu important de l’observation à l’heure actuelle. La carte qui a toujours été un support important pour l’analyse spatiale, est fortement dynamisée à l’heure actuelle par la géomatique. Nous sommes passé en quelques décennies de l’idée qu’elle constituait un document qui pouvait être réalisé et compris seulement par des experts, à l’usage quotidien du GPS par de nombreuses personnes sans spécialisation.